La vie en moi s'éveille
Mais se rendort à la vue de ce corps,
Qui, froid, blanc et monstrueux
Se dresse face à moi et me regarde
Il me regarde avec envie et tristesse,
Avec désir et jalousie.
Ce corps, ce mort que je reconnais,
Cet ami qu'il était,
Ce frère que j'aimais.
Mes yeux se remplirent de larmes,
Mes jambes tremblaient
Et ne voulaient bouger.
Dès que je le vis s'avancer
Mon coeur se serra,
Et lorsqu'il me demanda de le tuer
Je vis son vrai visage et pleura.
Il me pris dans ses bras,
Et me dit qu'il était désolé
Pour tout ce qu'il avait fait.
Il prit ma main
Et la posa sur son coeur,
Un coeur qui na battait plus
Et qu'aucune vie n'habitait.
J'allais exaucer son souhait!
Cet homme, cette chose devant moi
N'était qu'une créature de l'Au-Delà,
Un démon à qui j'allais enfoncer
Dans le coeur un pieu bien taillé.
Tel il est écrit, tel est le destin.
Je me réveille mais la réalité
Est encore bien pire à accepter,
La mort m'a ainsi emportée
Et dans les ténèbres m'a plongée.